Du 23 au 27 juin, le CIDFF 31 fermera ses portes au public pour alerter sur les conséquences du retard des subventions de l’Etat.

Depuis l’adoption du projet de loi de finances pour 2025, les crédits que l’Etat s’est engagé à verser pour financer les associations qui œuvrent dans le champ de l’égalité des genres et de la lutte contre les violences n’ont toujours pas été versés. Une grande partie des subventions, dont la compensation financière de la “Prime Ségur” obtenue par le vote d’un amendement au Sénat le 22 janvier dernier, n’ont ainsi toujours pas été versées à l’association.

Cela a des conséquences directes pour notre association qui a déjà été dans l’obligation depuis le début de l’année de geler des recrutements et qui envisage à présent de fermer des permanences.

Dans ce contexte de crise inédite, le CIDFF31 a décidé de fermer ses portes au public pendant une semaine afin d’interpeller les pouvoirs publics sur la situation financière de l’association et d’alerter sur le risque, à terme, de sa disparition.

La situation financière du CIDFF31 s’est fortement dégradée en 2024 en raison du coût de la “Prime Ségur”, étendue par le gouvernement le 6 août dernier à l’ensemble des salarié⸱es du secteur sanitaire, social et médico-social privé non lucratif. En 2024, le coût de la mise en œuvre de ces revalorisations salariales s’était élevé pour le CIDFF31 à 35 000 euros, non compensés par l’Etat. En 2025, le coût total de sa mise en œuvre représente pour l’association une charge supplémentaire de 80 000 euros. À ce cela s’ajoute la baisse conséquente de l’ensemble de nos subventions.

Chaque année, le CIDFF31 informe et accompagne plus de 3 000 personnes sur leurs droits, dont près de 700 victimes de violences, dans un cadre d’accueil inconditionnel, confidentiel et gratuit. Ces missions d’intérêt général, confiées par l’Etat, sont lourdement menacées par le retard de versement des subventions. Alors que le nombre de femmes qui s’adressent au CIDFF31 augmente chaque année, notre association est dans l’obligation d’en arriver à des mesures de ce type pour obtenir les versements des subventions et ainsi pouvoir répondre à la demande sur notre territoire.

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